Roger Judrin

Auteur d’une œuvre tissée patiemment au fil d’une vie qu’il qualifie ici de longue, Roger Judrin (1909-2000) a suivi les leçons d’Alain. En 1941 il s’installe à Compiègne, où il vécut jusqu’à sa mort et enseigna les Lettres classiques au lycée. En 1955, il publie aux éditions de Minuit Dépouille d’un serpent puis, chez Gallimard, Calligrammes, La Table ronde, des nouvelles, contes, essais, recueils d’aphorismes, correspondances, un Saint-Simon, des préfaces. L’Académie française lui décerna trois prix, celui de l’essai en 1971, le prix Henri-Mondor en 1980, et le prix d’Académie en 1987 pour l’ensemble de son œuvre.

Ce livre posthume ne paraîtrait pas sans la détermination chaleureuse d’Alfred Eibel, écrivain viennois de Paris, éditeur inclassable, épris de l’intelligence du cinéma – son amitié avec Fritz Lang le résume –, connaisseur hors de pair des auteurs français du XXe siècle. Son travail, d’un ouvrage à l’autre, a visé à élargir les cercles d’onde de notre culture vivante.

Publié avec le concours de Jacques Message.